Depuis janvier 2006, une nouvelle loi adoptée en 2005, la loi Dutreil, est venue modifier la loi Galland de 1996, laquelle portait sur l’interdiction de la revente à perte. Cette dernière était censée avoir engendré des inconvénients notoires, la croissance des fameuses " marges arrière ", et une spirale inflationniste des prix de détail. Mais les initiés mis à part, de nombreux participants à ce débat découvraient cette notion étrange de " marges arrière " et la comprenaient mal. Ainsi ces inconvénients avaient fini par empoisonner les relations commerciales verticales des filières alimentaires, minées par un débat confus et agressif. Les producteurs agricoles, les consommateurs et les journalistes se sont engouffrés souvent dans une diabolisation confortable de la distribution moderne. En cette période de début d’application de la nouvelle loi Dutreil, il a semblé utile de faire le point de la complexité de cette affaire, de son histoire, de son amplitude réelle et de son assainissement actuel. En France, la législation de la revente à perte ne date pas d’hier, elle remonte à une quarantaine d’années. Le législateur français, probablement seul au monde à l’époque, a pris en 1963 cette décision étrange, l’interdiction de revente à perte, et depuis 43 ans il essaie de la faire respecter. La Palisse nous dirait que le distributeur n’a pas vocation à revendre à perte, que le consommateur est rarement contrarié par une vente à perte, et que les pouvoirs publics sont en général plus attentifs aux améliorations de pouvoir d’achat des électeurs qu’aux garanties de marge des distributeurs. En réalité, il s’agissait de positions dominantes et de prix prédateurs, et dans tous les pays occidentaux, le droit de la concurrence s’est affiné depuis les années 60 à ce sujet. Mais en France et depuis 1996, les conséquences de cette législation auraient pris des proportions très singulières : 35 % de marge arrière sur les marques, avec une spirale inflationniste.
Soleil blanc - Page 20
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La loi Dutreil, la loi Galland et les marges arrière
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Mon diner deviendra parfait
Lorsque je reçois des amis chez moi, mes premières parties de soirée ressemblent toutes un peu à Un dîner presque parfait ! Mes amis voient arriver le plat, et échangent des regards entre eux. Je m'excuse pour la simplicité du repas, et eux me répondent aussitôt que c'est parfait : qu'un plat de pâtes au beurre est justement ce dont ils rêvaient. C'est donc avec une certaine surprise que j'ai reçu mon dernier cadeau de leur part : un cours de cuisine... L'expérience culinaire qui devait me transformer en Joël Robuchon avait lieu sur Nancy. Le chef qui nous a accueillis, un passionné et savant fou, avait plusieurs années d' expériences dans des restaurants renommés. L'objectif de l'atelier, nous expliqua-t-il, était de confectionner un menu de trois plats, qu'on allait par la suite savourer côté restaurant. Vous me croirez si je suis effectivement devenu Joël Robuchon ? En tout cas, j'en ai pris la direction, en confectionnant un mets superbe : un rable de lapin et son jus à la graine de moutarde et purée de topinambour à la truffe ! Rien que ça ! On était loin de mes traditionnelles pâtes au beurre. Ce rable s'est avéré appétissant et alléchant à souhait, et dans la bouche, un festin pour le palais. Mon plat était impeccable, tant sur l'apparence, la consistance, que le goût. J'aurais adoré le faire déguster à mes amis, pour étudier leur tête. Notre chef m'a même complimenté pour ce succès ! J'ai durant un instant eu le sentiment d'avoir remporté un challenge dans Un dîner presque parfait ! J'ai ensuite eu l'occasion de découvrir Nancy même, que je connaissais , maintenant que j'y pense, assez peu. C'est assez curieux, d'ailleurs : je dois m'y rendre régulièrement dans le cadre de mon boulot, mais je ne me souviens pas l'avoir vraiment visitée. J'ai pu me promener dans des rues par lesquelles je n'étais pas encore passé. La journée était nuageuse, mais je n'y prêtais pas attention : dans ma tête, je composais déjà le menu que j'allais préparer à mes amis ! Davantage d'information est disponible sur le site de l'organisateur de ce atelier de cuisine à Valence.
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Tous les chemins (verts) mènent à ... Paris
Paris aspire depuis longtemps à devenir le centre de la finance verte. De nombreuses initiatives ont été prises pour développer ce marché, qui ont toutes, de diverses façons, eu un impact positif sur son développement. 2018 sera-t-elle l’année de l’économie verte pour la France ? L’article 173 (août 2015) de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte impose l’obligation aux investisseurs institutionnels français de faire preuve de transparence quant aux risques climatiques. Suite à la promulgation de cet article novateur, la Task Force sur la publication d’informations financières relatives au climat (Task Force on Climate-related Financial Disclosures – TCFD) du Conseil de stabilité financière a publié ses recommandations définitives en juin 2017, dans le cadre desquelles elle donne des conseils détaillés aux sociétés sur la nature des informations financières relatives au changement climatique qu’elles doivent divulguer et la façon de le faire. À l’échelle européenne, en décembre 2016, le Parlement a adopté un nouveau règlement qui imposera aux gérants de fonds de retraite européens de tenir compte des risques liés au climat dans le cadre de leurs stratégies d’investissement, faisant écho à l’article 173. L’Autorité des marchés financiers (AMF) a également émis des recommandations et publié un nouvel état des lieux des meilleures pratiques afin de guider le secteur. Son rapport de décembre 2017 a été l’occasion de réaliser un premier bilan de l'application par les sociétés de gestion de la loi de transition énergétique pour la croissance verte et d’émettre des recommandations supplémentaires en vue de faciliter la mise en œuvre de l’article en question.