En dépit des nombreux sceptiques qui se font encore entendre, il n'y a pas à en douter : la réalité virtuelle est le prochain enjeu majeur du jeu vidéo. Pourtant, cette technologie pourrait bien faire bien plus dans un futur proche, et notamment servir... à nous soigner ! Il y a quelques semaines, j'ai en effet participé à un meeting à Madrid où il a été question de son emploi dans le domaine médical. Et certains exemples se sont avérés particulièrement bluffants. La VR a par exemple déjà le pouvoir de soulager certains particuliers de leurs phobies : le patient peut en effet y combattre l’objet qui lui fait peur en gardant conscience qu’il peut sortir de le monde virtuel lorsqu'il le souhaite. Une personne ayant un problème avec l'eau peut ainsi être virtuellement immergée dans des environnements marins. La VR permet également d'aider les victimes de syndromes post-traumatiques. Ces individus, qui sont dans une posture de déni, sont virtuellement replongés dans la situation de stress qu'ils refoulent. Cette simulation est bien sûr très réaliste, avec la reproduction sonore des déflagrations et des tirs : elle a depuis plusieurs années montré son impact positif sur des soldats victimes de la guerre en Afghanistan. Mais cette technologie nous réserve bien d'autres surprises encore. Avec la VR, nous ne sommes en effet plus forcément limités par notre enveloppe humaine. Pour l'instant, la personne s’incarne seulement de manière anthropomorphique dans les mondes virtuels. Mais rien, à vrai dire, ne nous y astreint. Il y a quelques décennies, un homme a d'ailleurs entrepris de prouver que l'être humain pouvait dépasser ses limites ; par le biais du virtuel, des patients ont entre autres choses appris à manoeuvrer une troisième main. Cette expérience a changé la donne, et il y a fort à parier que nous puissions un de ces quatre réaliser des choses énormes avec cette technologie ! Toujours est-il que ce meeting à Madrid m'a séduit : les organisateurs ont vraiment assuréde bout en bout. Je vous recommande de jeter un oeil au site de l'agence qui s'en est chargée, si vous avez le temps. Suivez le lien pour toute information sur ce séminaire à Madrid.
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La loi Dutreil, la loi Galland et les marges arrière
Depuis janvier 2006, une nouvelle loi adoptée en 2005, la loi Dutreil, est venue modifier la loi Galland de 1996, laquelle portait sur l’interdiction de la revente à perte. Cette dernière était censée avoir engendré des inconvénients notoires, la croissance des fameuses " marges arrière ", et une spirale inflationniste des prix de détail. Mais les initiés mis à part, de nombreux participants à ce débat découvraient cette notion étrange de " marges arrière " et la comprenaient mal. Ainsi ces inconvénients avaient fini par empoisonner les relations commerciales verticales des filières alimentaires, minées par un débat confus et agressif. Les producteurs agricoles, les consommateurs et les journalistes se sont engouffrés souvent dans une diabolisation confortable de la distribution moderne. En cette période de début d’application de la nouvelle loi Dutreil, il a semblé utile de faire le point de la complexité de cette affaire, de son histoire, de son amplitude réelle et de son assainissement actuel. En France, la législation de la revente à perte ne date pas d’hier, elle remonte à une quarantaine d’années. Le législateur français, probablement seul au monde à l’époque, a pris en 1963 cette décision étrange, l’interdiction de revente à perte, et depuis 43 ans il essaie de la faire respecter. La Palisse nous dirait que le distributeur n’a pas vocation à revendre à perte, que le consommateur est rarement contrarié par une vente à perte, et que les pouvoirs publics sont en général plus attentifs aux améliorations de pouvoir d’achat des électeurs qu’aux garanties de marge des distributeurs. En réalité, il s’agissait de positions dominantes et de prix prédateurs, et dans tous les pays occidentaux, le droit de la concurrence s’est affiné depuis les années 60 à ce sujet. Mais en France et depuis 1996, les conséquences de cette législation auraient pris des proportions très singulières : 35 % de marge arrière sur les marques, avec une spirale inflationniste.